• Cette année dans notre groupe départemental Freinet, nous avons inscrit la « Recherche mathématique » comme fil rouge du calendrier de nos réunions mensuelles. 

    Lors de notre dernière réunion, je témoigne de l'impasse sur une fiche : celle dite des « carrés magiques » (neuf nombres à mettre dans un carré de 3 cases sur 3, et dont la somme en lignes, colonnes et diagonales fait toujours le même nombre). On en discute et une collègue indique qu'avec ses élèves ils ont réussi un peu par hasard un de ces fameux « carrés magiques », une autre dit qu'ils avaient les lignes et colonnes mais pas les diagonales... On se met alors à observer plus attentivement cette fiche tous ensemble, et voilà qu'émerge une première remarque entre nous, puis une deuxième. Quelqu'un indique qu'elle a trouvé la formule sur le net… chut ! sinon on ne cherchera plus). En réalité, c'est tout le contraire, nous sommes littéralement « mordus » et il faut qu'on s'arrête pour en « laisser pour les élèves » en classe. Nous nous séparons mercredi soir contents comme des mômes !

    Le lendemain en fin de matinée, je reviens comme convenu sur les carrés magiques avec mes élèves. Ils se rappellent très bien qu'on n'avait pas réussi à en trouver un seul, et je leur indique que j'ai compris depuis qu'on n'avait tout simplement pas pris SUFFISAMMENT de temps sur la fiche avant de partir dans la recherche.
    Je projette la dite fiche et je demande aux élèves de bien observer les différents carrés. Pendant trois minutes c'est le silence dans la classe, et là, magique, ils font un certain nombre de « nouvelles » remarques, certaines "évidentes", d'autres plus "curieuses" et d'autres très très "intéressantes" à creuser.
    Et là seulement, je leur demande de chercher d'autres carrés magiques sur leurs feuilles de recherche ....
    ... CHAMPAGNE !

    Un élève a trouvé en a trouvé un qui fonctionne et il fait une constatation très intéressante, qui nous conduira au final à la fameuse méthode pour en trouver plein d'autres ! Au bout de 15 minutes, les carrés magiques ont débarqué sur les ardoises de tous les élèves !

    J'ai alors entendu des remarques du style : "C'est trop bien les maths !" "Moi c'est pour ça que j'adore les maths", et plus génial encore des "Ah, là enfin je comprends ce que ça veut dire CHERCHER en maths !", "C'est décidé je vais travailler mes maths", etc...

    Avec le recul, je crois que c'est l'intention collective qui a mené à la résolution de la recherche. Les enfants ont mis en commun leur plaisir de trouver, un peu comme une recherche au trésor !

    Philippe Gilg, classe de CM1-CM2


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  • Récit d'une balade mathématique assez réjouissante :

    Première séance : la collecte

    Nous sommes partis avec le groupe des CE1 en balade mathématique, dans la rue de notre école, chacun avec son bloc-notes. Je leur ai demandé de noter tout ce qu’ils voyaient de mathématique dans la rue. 

    Deuxième séance : la mise en commun

    On affiche au tableau tout ce que nous avons trouvé. Par exemple, 118, 120, 122, 124, les numéros des rues, 1, 2, 3, 4, 5, 6, les numéros des Autolib’, les plaques d’immatriculation, des droites, des cercles, des plaques d’égouts avec leurs formes géométriques, les escaliers, avec des lignes.

    Troisième séance : le classement

    Je leur ai proposé de faire un classement : Qu’est-ce qui va ensemble et qu’est-ce qui ne va pas ensemble ? Ils l’ont fait par groupes et ensuite on a comparé les classements. Ce qui resortait en général, c’était la distinction entre géométrie et numération.

    Quatrième séance : le « moment champagne »

    Nous avons commencé à travailler sur 118, 120, 122, 124. Je pensais qu’on allait compter de 2 en 2, à l’envers et à l’endroit. C’était ma piste. Je leur ai demandé : « Qu’est-ce qu’on peut faire avec ces nombres ? » Ils ont pris leur ardoise, et ils ne se sont pas du tout engagés là où je le pensais. Par exemple : « A partir de 120, on peut faire 210 avec les chiffres. Donc avec les chiffres, on peut faire d’autres nombres ». Ils ont dit aussi : « On peut faire des opérations avec. » Ils ont donc été beaucoup plus loin que ce que j’imaginais.

    Je n'avais que deux idées à exploiter, ils en ont trouvé trois autres mettant en œuvre d'autres notions mathématiques (différence entre nombre et chiffre, "plus grand que" et "plus petit que", addition et soustraction).

    C'est jubilatoire de réaliser la richesse du groupe qui dépasse le maître.

    Sabine Gessain


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  • L’autre jour, des CM sont venus nous lire l’histoire de Plouf ! de Philippe Corentin. Nous, nous sommes les TPS-PS de l’école Cousteau, à Pont-Evêque en Isère. Dans cette histoire, un loup, puis un cochon, puis une famille de lapins descendent dans un puits à l’aide de seaux attachés à chaque bout d’une corde. Celui qui descend fait remonter celui qui remonte, en se faisant piéger à son tour.

    L’histoire nous a beaucoup plu, mais le principe des seaux n'est pas facile à comprendre (nous avons 2 ou 3 ans)… Alors, ni une, ni deux, la maitresse a attaché un seau à chaque bout d’une corde, les a pendus à la poignée d’une porte et nous a lancé un défi : faire descendre le seau jaune, sans toucher la ficelle, avec des marrons. Et une fois le seau jaune plein descendu, comment le faire remonter sans toucher la ficelle ?

    Plaisir VECU 710 : L'ascenseur à marrons

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous avons essayé toute une semaine, tous les jours… Au début, nous avons surtout rempli le seau qui était déjà en bas (à notre hauteur de regards !) de marrons, et au bout de quelques jours, certains d’entre nous ont trouvé qu’on devait remplir plutôt le seau qui était en haut pour le faire descendre. Et qu’ensuite pour le faire remonter, il fallait non seulement remplir le seau du haut, mais aussi vider le seau du bas. Quelle découverte ! Et nous n’avons pas fini d’expérimenter cet « ascenseur » à marrons !!!

    Comme quoi, grâce à leur lecture, les CM nous ont permis de réfléchir à un système technique que nous n’aurions pas forcément rencontré… Merci les CM !

    Evelyne Chemin et Elisa Cécillon


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  • Nous avons fait un élevage de papillons avec mes élèves de CP.

    Mardi 24 mai, juste avant de démarrer le « Quoi de neuf ? », quelques enfants très enthousiastes commencent à me lancer des idées de ce que l’on pourrait faire avec les papillons. Je leur dit, « Ecoutez les enfants, puisque vous avez beaucoup d’idées, je vais les écrire au tableau tout de suite, je vous sens bien créatifs ce matin ! »

    Ils sont toujours très créatifs, mais ce matin, je sens qu’ils ont très envie de proposer des choses à partir de l’élevage des papillons observé en classe.

     

     

     

     

     

     

     

    J’écris le mot « papillons » et note toutes ces idées magnifiques auxquelles je n'avais même pas songé, et pourtant, lorsqu’on est enseignant, on réfléchit à des centres d’intérêt, tout ce que l’on pourrait aborder à partir d’un thème. Et bien ce sont les enfants qui ont élaboré ce projet commun…

    Propositions :

    - Nous pouvons faire un journal spécial papillons et nous pourrions le distribuer à toutes les classes.

    - Ecrire des textes sur notre cahier d’écrivain.

    - Une exposition avec des photos et rajouter des textes, des dessins que nous pouvons faire, des créations en 3D (les accrocher au mur), des papillons accrochés à une ficelle et les suspendre du plafond (ça fera comme si c’était des vrais qui volent), et même des tableaux. Des créations libres.

    - Faire une vidéo, Andréa peut faire un montage.

    - Faire des souvenirs, le jour de l’expo, peut-être des petites photos de papillons.

    - Andréa, tu pourrais nous faire faire des exercices de mathématiques avec des papillons.

    - Faire des boules de neige avec des papillons ou des chenilles en figurines, comme celles que nous avions fait avec Luna. (Ma fille est venue passer une journée dans la classe et leur a montré une création personnelle de comment faire une boule de neige)

    - Avec toutes ces propositions il va falloir que nous fassions des groupes pour travailler !

    - On peut inviter les enfants de l’école à voir les papillons.

    Je suis très fière de finir cette année avec ce magnifique projet émanant des enfants.

    Andréa Alemany


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  • On est lundi matin ! Tous les élèves montent en classe comme d'habitude ... sauf qu’ils n’ont pas de cartables … Et … qu’à 09h00 tout change ! Près de 200 élèves quittent leurs classes, en 2 ou 3 groupes, sans adultes et s'orientent dans les couloirs. Ils ont un objectif précis : rejoindre leur atelier sur le thème de la « Cop 21 : luttons contre le réchauffement climatique ».

    Plaisir VECU 713 : Une Journée pas comme les autres

    Ça y est la journée Cop 21 a commencé !

    Cela fait déjà plusieurs semaines que tous les enseignants ont réfléchi, organisé cette journée particulière. On est plus d'adultes que de classes, cela permet moins d'élèves par groupes. La directrice et deux anciennes collègues retraitées participent. On a préparé ensemble : inventaire et échange du matériel, d’idées, ...

    Ce matin on est tous arrivés très tôt pour préparer les ateliers, les affichages pour orienter les élèves au mieux.

    Et voici comment cela se passe :
    - Chaque groupe assiste à 4 ateliers dans la journée avec des courts retours en classe pour débriefer.

    Les horaires des ateliers :

    ateliers 1 : 9h00/9h45 – ateliers 2 : 10h15/11h10 – ateliers 3 : 14h00/14h45 – ateliers 4 :  15h15-16h10

    Les ateliers :

    1/ Sensibilisation à la protection de la nature : la forêt à partir d’un conte, l’exposition de Yann Arthus-Bertrand, les animaux en voie de disparition …

    2/ Sensibilisation aux énergies nouvelles et renouvelables : à partir de jeux sur le site EDF, C’est pas sorcier, de l’urbanisation galopante à l’amélioration de l’habitat.

    3/ Sensibilisation au tri : jeux sur le tri et les déchets

    4/ Sensibilisation à la protection de l’eau et des océans : à partir du film Home, de l’exposition de Yann Arthus Bertrand, et de la charte de Maud de Fontenoy. 

     

    Les déplacements se font dans le calme : les plus jeunes sont pris en charge par les CM2 qui viennent les chercher et les raccompagner dans leur classe. On descend nos groupes en récréation , on retrouve d'anciens élèves, et des élèves que l'on croise sans vraiment les connaître et qui ne nous connaissent pas tous non plus .

    Le midi, c'est dans une ambiance enthousiaste que les collègues se rejoignent pour déjeuner en salle des maîtres , on raconte comment se sont passés ces temps animés devant des élèves de tous niveaux , leurs réactions , leurs intérêts , ... Et toutes les observations sont faites en mode positif.

    Nous avons pris le temps pendant ces ateliers de parler, de s’écouter, de ne pas tout faire, de faire autrement en fonction des groupes : ne serait-ce pas cela aussi la liberté pédagogique ? Ce moment qui se voulait une sensibilisation sans pression de vouloir à tout prix mettre en œuvre une séance d’apprentissage est un pari gagné !

    Et quelle surprise le lendemain, de croiser des élèves qui nous disent bonjour, nous sourient, (qui ne nous regardaient pas forcément avant) ... Et une petite fille en CP qui me dit : Mme XX (elle connaît mon nom !!!,  j'ai adoré votre atelier, et sans compter les réactions des plus grands des élèves qui reviennent en classe et nous disent : « Quand est ce qu'on refait une journée comme celle -là ? »
     
    Eh oui et si on le faisait plus régulièrement, ce serait un bon moyen de mieux se connaître, autant entre élèves et adultes, qu'entre élèves, et même entre collègues.

    Alors c’est vrai que c’est une lourde organisation mais le résultat est là, on en ressort tous grandis et heureux de la réaction des élèves.

    Valérie Da Silva


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