• Aujourd'hui, atelier DVDP. Ca veut dire : Discussion à Visée Démocratique et Philosophique. Une quinzaine d'élèves de la sixième à la troisième, avec une technique magnifique développée par mon copain des Cahiers pédagogiques Michel Tozzi.

    Un président élève, sûr de son rôle car il est clairement défini et rappelé systématiquement, distribue la parole, la propose à ceux qui ne disent rien, fait respecter le cadre, le respect de l'autre, des mots de l'autre et donc des siens, un reformulateur qui écoute et, à la demande de l'animateur, redit, reformule, pour être sûr du discours tenu, et un animateur, en l'occurrence, moi.

    Aujourd'hui, c'était "les relations entre les sexes". C'est notre deuxième séance sur le sujet. M. est présidente, ils veulent tous être président mais ne se proposent pas si d'autres n'ont pas encore assuré la fonction.
    On commence, M. lit sa fiche fonction, L. la sienne, moi la mienne… et tout tombe à l'eau.

    D'incongruité ! Hier, certains d'entre eux, même des sixièmes (en partie), ont assisté au spectacle affligeant, honteux, du débat présidentiel ! Comment leur dire ma honte d'adulte, ou même simplement de Français ?

    Alors, j'interromps le débat, il n'a d'ailleurs pas commencé, et je leur dis mon admiration devant leur respect des règles, devant leur volonté farouche, depuis le début de l'année, de venir bénévolement, sur leur temps de repas, participer à un débat qui est toujours un modèle et illumine ma journée. Ils sont très surpris, par mes mots d'adulte envers eux, enfants, et par mon émotion. "Monsieur, est-ce qu'on peut en parler du débat d'hier ?". Je leur dis ma gène : je ne me sens pas le droit de parler politique, de dévoiler un peu mes opinions, même si, ils me le diront, ils les connaissent par ma façon de faire cours, de m'adresser à eux, les ateliers de philosophie, les conseils d'élèves… Alors, j'ai proposé qu'on débatte sur … le débat. Qu'est-ce que c'est qu'un débat ?

    Ça n'a pas été très long, les trois quarts d'heure prévues étaient bien entamés. Ils ont à nouveau été juste géniaux, affichant des différences qui les faisaient grandir, qui les faisaient réfléchir. 

    Heureusement, ils étaient là, aujourd'hui, c'est eux qui m'ont aidé.

    Jean-Charles Léon, Professeur de musique en collège


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  • Il y a quelque temps, j'ai eu la chance de vivre l'expérience singulière et stimulante de jouer le rôle d'un enquêteur cherchant à élucider en équipe une énigme qu'est la mort soudaine d'un écrivain à l'occasion de sa visite à un château où il était invité. Il se trouve que cet écrivain allait sortir un livre dévoilant les atours peu reluisants des occupants de ce dit château.

    Je me suis retrouvé - en vrai - dans la grande maison d'une amie, costumée en gouvernante du château, et pendant une heure trente, nous avons interrogé les membres du dit château (des comédiens, donc), le docteur, le jardinier, le comte, la comtesse, les servantes, ...,  pour nous faire une idée de ce qui s'était passé et démasquer le ou les coupable(s). Pour en savoir davantage sur ce projet : Les coins sombres du château

    Ça m'a donné une idée. Et si je reprenais l'idée pour ma classe de CE1 ! Il se trouve que nos vacances de printemps se sont achevées le 24 avril. Il nous restait donc onze semaines pour inventer avec mes élèves de CE1 une histoire mystérieuse, des personnages suspects possibles, une mise en jeu de rôle pour chaque enfant, et enfin l'organisation de la venue de parents-enquêteurs interrogeant chacun des personnages-enfants. 

    J'en ai aussitôt parlé à cette amie, Aline, créatrice des "Coins sombres du château", qui a été tout de suite emballée par ce projet d'adaptation pour des enfants, et qui a accepté de nous aider à le mettre en place. Ce qu'elle a fait aussitôt. 

    Voilà nos débuts :

    1) Aline m'a proposé un début d'énigme :

    "La Princesse est venue au château pour épouser le prince. Elle s’aperçoit qu’il n’est plus là et en plus il se passe des choses bizarres dans ce château."

    2) A partir de cette ébauche, les élèves ont proposé collectivement des personnages qui pourraient entrer en jeu dans cette histoire. 

    - Un serviteur : Il mettait la table pour le banquet de mariage. Il pense que le prince a été enlevé par le dragon. Ça ne l’embête pas trop car ce n’est qu’un serviteur.
    - Le gouvernant. Son travail est de protéger le prince mais le prince ne le souhaite pas, donc il n’aime pas trop le prince. Au moment de sa disparition, il était devant sa porte.
    - Le dragon. Il surveille le château au service du roi et de la reine. Il est avec un autre dragon. Il a entendu quelque chose : une petite explosion dans la chambre du prince.
    - Le garde. Il surveille la porte du roi. Au moment de la disparition du prince, il dormait, car il était fatigué. Il travaille trop. Il a aussi entendu un bruit. Il n’est pas content car le prince était gentil, il donnait de l’argent aux pauvres.
    - La reine. Elle avait demandé à la servante de remplir les verres. Elle avait dit au prince qu’il pouvait boire son vin avant les autres. Elle pense que c’est la servante qui a mis du poison dans le verre du prince. Elle, elle était dans sa chambre et elle s’habillait. Elle est très triste que son fils ait disparu.
    - Le roi. Il s’habillait en compagnie du bouffon qui le faisait rire. Il est très triste de la disparition du prince.
    - Le magicien. Il s’entraînait à faire disparaître un crapaud avec un tour de magie qui reste secret. Il n’aime pas trop le prince qui trouvait ses tours de magie pas terribles.
    - Le loup-garou. Il se préparait pour la pleine lune. Il a entendu un cri perçant du prince.
    - Un villageois. Il préparait à manger à ses enfants. Il est allé une fois dans le château pour demander la permission de sortir du village pour aller laver ses vêtements.
    - Le messager. Il était allé donner des invitations aux invités. Quand il est revenu voir le roi, il a vu une bête sauvage avec une queue.

    3) Aline a ajouté quelques personnages et complété le scénario à partir des propositions des élèves. 

    Il était une fois une Reine, mais une de ces Reines vous savez, comme on en rencontre malheureusement, ici et là ! Une Reine très autoritaire, souvent méchante. Tout le monde la craignait. Même le Roi, son mari avait très peur d'elle et il faisait toujours ce qu'elle voulait. Cette Reine et ce Roi eurent un fils. Ils l'appelèrent Trobien et l'aimaient beaucoup. On peut dire que la Reine en était même folle ! Elle lui disait souvent : « Mon petit Trobien d'amour, tu ne grandiras jamais et tu resteras toute ta vie avec ta maman ». Trobien était un petit prince très obéissant. Au début il grandit, mais pas trop, pour faire plaisir à sa maman. Et tout allait bien.

    Cependant, un jour, Trobien eut 14 ans. En se réveillant le matin, dans son petit lit de prince, il sentit que ses pieds touchaient le bout du lit, il se redressa et vit que ce n'était plus des petits pieds de bébé, mais de grands beaux pieds de 14 ans qui poussaient très fort les montants du lit et il se dit que décidément il était en train de grandir et il trouva ça très rigolo ! Il alla voir sa mère la Reine et lui dit qu'à partir de ce jour, il grandirait, il ferait tout comme les adultes, qu'il partirait, se marierait à une princesse et deviendrait Roi, bien loin de chez lui. La Reine entra dans une colère terrible ! Elle ne voulait pas que son petit Trobien devienne un Roi, se marie à une vilaine princesse et parte loin d'elle ! Elle décida de l'enfermer. Elle fit construire une grande tour, et tout en haut de la tour plaça la chambre de Trobien. Elle installa un dragon en bas de la tour pour la surveiller, un gouvernant antipathique pour s'occuper de lui et un garde.

    Trobein fut bien obligé de vivre dans sa chambre... il s'ennuyait... Heureusement le garde était très gentil et essayait de le distraire, il jouait avec lui en cachette. Un jour, il lui offrit un bel oiseau parleur qui répondait au nom de Phazbok. Chaque matin, Trobien lui ouvrait sa fenêtre, l'oiseau parcourait le monde. Chaque soir il revenait et passait la nuit à raconter à Trobien tout ce qu'il avait vu.

    Un soir, l'oiseau revint avec un ami : c'était l'oiseau d'une princesse qui habitait bien loin. Par l'intermédiaire des oiseaux Trobien lui raconta tous ses malheurs. La princesse révoltée, promit de venir le délivrer : le temps d'aller chercher son dragon volant et elle serait là.

    4) A partir de cette proposition d'histoire, les élèves se sont mis à deux et chaque duo a imaginé comme s'était passée cette disparition. 

    5) Aline a fini de rédiger l'histoire complète à partir de laquelle chaque personnage va se positionner. 

    Maintenant, nous allons dresser le plan du château, que nous mettrons en conformité avec celui de l'école, imaginer ce que chacun des personnages aura à dire devant les parents enquêteurs, sachant que ces personnages ne savent que ce qu'ils ont vu et que ce qu'ils ont entendu, donc ignorent tout un pan de l'histoire. 

    En parallèle, nous essayons de résoudre des enquêtes de l'inspecteur Lafouine pour nous entraîner (Les enquêtes de l'Inspecteur Lafouine), nous menons un rallye lecture policier et nous faisons une lecture suivie du "Crime de Cornin Bouchon". 

    Les enfants sont bien dedans, le maître aussi, Aline itou ! Un beau défi pour cette fin d'année ! 

    Daniel Gostain


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  • Tout a démarré lors d'un "Eurêka", ce temps de ma classe de CE1 qui est devenu un incontournable, au cours duquel les élèves qui le souhaitent viennent faire partager un apprentissage récent qu'ils ont "goûté".

    A cette occasion, de nombreux enfants ont pu dire leurs plaisirs d'apprentissage à leurs pairs, ce qui - je parie là-dessus - peut donner envie aux camarades.

    Sur une notion, sur une "capacité à" (par exemple à "parler à voix forte au théâtre"), sur une découverte... Ainsi, A. a parlé de cette nouvelle opération mathématique, la multiplication, qu'elle venait de découvrir apparemment avec plaisir.

    A l'issue de sa prise de parole, nous avons procédé comme d'habitude : nous avons demandé s'ils souhaitaient mener des projets, suite à ce partage.

    La même A. a aussitôt proposé de créer un "Jeu de l'oie des multiplications" et C. s'est associée à son idée. Je l'ai noté sur notre tableau de "projets Eurêka".

    Petite précision : Depuis quelques jours, pendant le temps de l'Accueil, A. jouait beaucoup au jeu de l'oie qui se trouve dans le bouquin que j'ai écrit, "Verbes, Sujets et compagnie". 


    Puis la semaine se poursuit, avec notamment ces temps de "Projets personnels" qui permettent à chacun de mener un projet qui lui tient à coeur.

    Quelques jours plus tard, est prévu dans l'Emploi des temps un moment de Présentation. Et c'est là que A. et C. présentent leur jeu de l'oie. Elles l'ont tracé, elles ont inventé des règles dans l'esprit d'un vrai jeu de l'oie et ont fabriqué deux dés en papier pour mettre en jeu la multiplication. Je le découvre avec les autres élèves, car elles l'ont réalisé sans mon aide.














     

     

     

     

     

     

     

     Depuis, les élèves jouent volontiers à leur jeu !

    Bien sûr, ce n'est pas spectaculaire, leur création pourrait être améliorée et le sera probablement, mais l'essentiel est ailleurs : grâce à ces temps ritualisés de la classe, les élèves ont la possibilité de dire oui à ce qu'ils ressentent pour se lancer dans des projets qui leur viennent en tête et qu'ils vont pouvoir rapidement présenter. Il en est de même lorsqu'ils écrivent des textes libres qui seront dans le journal, ou lorsqu'ils préparent des lectures à haute voix qu'ils pourront présenter à d'autres classes.

    J'insiste sur la ritualisation de ces temps, car souvent, dans les classes, il y a des projets, des envies, des propositions, mais pas les temps prévus pour les réaliser...

    Daniel Gostain


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  • Un jeudi matin, dans une classe de 3ème.

    C'est le dernier jour pour présenter une production par groupe répondant à la consigne suivante : "Réalisez le musicogramme [représentation graphique d'un évènement sonore ou d'un extrait d’œuvre musicale] d'une dictée de sons à l'image de La Dictée d'Alain Savouret et interprétez-le. Un "chef d'orchestre" dirigera l'ensemble et sera chargé de la ponctuation".

    Pour finaliser leur projet, les élèves disposent d'une quinzaine de minutes pour répéter, partout dans la salle, puis tous retournent à leur place et assistent aux productions des différents groupes.

    Dans cette classe-là, à la différence de mes quatre autres classes de 3ème (la plupart choisissent des sons "communs" : claquements de mains, onomatopées etc.), les élèves ont été plus loin dans la recherche de sons exploitables et ont, entre autres, utilisé les lattes horizontales des murs de la salle en promenant verticalement un stylo dessus, et la tringle du tableau blanc du vidéoprojecteur qu'ils ont frottée sur le rebord du tableau pour produire un son métallique.

    Plaisir VECU 201 : Créations sonores

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Plaisir VECU 201 : Créations sonores

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lorsqu'ils m'ont demandé s'ils avaient "le droit" d'utiliser ces sons, j'ai presque sauté de joie ! C'était tellement chouette de les voir chercher des sons qui leur plaisaient, qu'ils voulaient utiliser dans leur création !

    Le musicogramme réalisé par les élèves pouvait ressembler à ceci:
    *+&]&,//+]*,))((&]+.

    *= claquement de mains
    += "oh!"
    &= frottement du stylo sur les lattes du mur
    etc.
    La ponctuation ("virgules et points dans mon exemple) était dite par le "chef d'orchestre, qui avait également pour rôle de diriger la "partition" en faisant démarrer les responsables de chaque son au bon moment.

    Un pur moment de bonheur d'être en classe !

    Marie-Flore Reynard


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  • Cette année, dans ma classe de CM1/CM2, nous avons des correspondants qui habitent dans la Nièvre, en Bourgogne-Franche-Comté. Au « Quoi de neuf » de rentrée des vacances, une élève, K., nous a dit qu’elle est allée en vacances dans la même région, et qu’elle a eu envie d’aller voir les correspondants. Elle s’est donc demandé quelle distance la séparait d’eux.

    Elle a pris une carte de France et elle a commencé à mesurer cette distance. Mais, problème : quelle ne fut pas sa surprise quand elle obtint un résultat en centimètres. Elle s’est dit qu’elle se trompait, et a préféré en parler au « Quoi de neuf » de la classe : elle voyait bien que, de toute évidence, quelque chose lui échappait.

    Le lendemain, au Conseil, nous en avons reparlé, et là, un élève a dit : « K., elle a sa maison en Franche-Comté, et ce serait bien que nous sachions réellement combien de temps elle pourrait mettre pour aller voir les correspondants. Comme ça, aux prochaines vacances, elle pourrait y aller. Parce que nous, ça va être compliqué. »

    Je leur ai apporté plusieurs cartes de France, mais à différentes échelles. Dans la classe, les élèves travaillent en équipes. Chaque équipe a reçu une carte et a fait des mesures : il s’agissait de trouver la distance entre le village de K. et celui des correspondants. Evidemment, la réponse de chaque équipe était différente, mais toujours exprimée en centimètre : « Maitresse, c’est pas normal. Pour aller d’un village à un autre, il faut des kilomètres. Et pourquoi on obtient des distances différentes alors que les deux villages sont à un seul endroit de la France chacun ? » 
    Les élèves commençaient à se poser les vraies questions. Assez rapidement, ils en sont arrivés à se dire que les cartes n’étaient que des réductions de la réalité, et qu’en fonction de la taille de la feuille, on avait plus ou moins d’espace pour faire entrer la France dedans.

    Un élève a remarqué qu’il devait s’agit d’une transformation, comme en grammaire… En grammaire, on travaille effectivement beaucoup sur la méthode de la transformation (passer du présent au passé, du pronom « nous » au pronom « je », etc). Selon lui, la personne auteur de la carte dont il disposait avait dû transformer les kilomètres en centimètres. J’ai simplement noté qu’il s’agissait peut-être d’une possibilité, effectivement.

    Un autre élève a alors remarqué le segment, situé en bas de la carte : « Maîtresse, il y a un trait, et au-dessus, il y a marqué « 100 kilomètres », qu’est-ce que ça veut dire, ça ? ». J’ai alors proposé de mesurer ce trait, immédiatement nommé « segment » par mes soins : nous avons découvert qu’il mesurait 1 centimètre. Un segment d’1 centimètre, avec noté au-dessus la mention « 100 kilomètres »…

    J’ai alors déclaré à la classe que, lorsque je me rendais de Paris en Bretagne, chez ma mère, je parcourais environ 500 kilomètres en voiture. J’ai proposé de mesurer, sur la carte, cette distance Paris-Bretagne en centimètres. Cette enquête allait peut-être nous aider à comprendre la transformation et à trouver une formule de calcul : 5 centimètres entre Paris et Saint-Brieuc sur la carte = 5 kilomètres entre Paris et Saint-Brieuc lorsque la maitresse prend sa voiture.
    Un élève avait vu ce genre de chose dans les fichiers de numération : « Ah ben oui ! Donc 1 cm = 100 km. C’est facile ! ».

    Tout le monde s’est alors mis à utiliser cette formule, pour trouver la distance entre K. et nos correspondants, entre nous et les correspondants, entre le nord et le sud de la France. K. a ainsi appris qu’elle devrait demander à son papa de parcourir 200 kilomètres en voiture pour aller voir les correspondants à partir de son lieu de vacances.

    Dans les jours qui ont suivi, les élèves ont aussi commencé à utiliser cette découverte pour faire des maquettes de classe, et pour présenter notre quartier aux correspondants, nous avons décidé que nous allions faire des plans. Nous sommes allés dans la rue avec des instruments de mesure qu’utilisent les géomètres, nous avons mesuré la rue de notre école, qui fait 150 mètres, et après, nous nous sommes demandé comment nous allions la faire rentrer sur une feuille de format A3. Chaque élève, auteur de son propre plan, se demandait : « Dans 1 centimètre, je vais mettre 10 mètres, 100 mètres, 1 mètre ? ».

    Depuis, dans la classe, chacun utilise tout le temps cette notion d’échelle, et c’est une vraie jubilation.
    Tout cela a été possible à partir de la parole d’un enfant, prise en compte, et investie par le groupe.

    Magali Jacquemin, Ecole F. Labori, Classe de cycle 3, Paris 18ème.


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