• Plaisir A VIVRE 3 : Penser la classe, penser en classe

    Il y a un an, nous vous avons fait partager sur ce blog l'idée d'un nouveau temps de classe intitulé "Temps des penseurs".

    Temps des penseurs

    Depuis, nous nous sommes réunis à huit pour penser ce temps, lors de la Fédération de stages organisée par l'Icem-Pédagogie Freinet. Voilà le fruit très synthétisé de nos réflexions, et surtout des pistes d'expérimentation à conduire en classe.

     

    Nous avons réfléchi aux points suivants :

    • PENSER LES SITUATIONS D’APPRENTISSAGE QUE NOUS VIVONS
      Comment les vit-on en classe ? Pourquoi ce ressenti ?
    • PENSER LES CONTENUS D’APPRENTISSAGE : Quels sont les contenus fondamentaux ? Comment faire en sorte que les enfants portent un regard de penseur sur leurs savoirs ? Comment faire en sorte que les savoirs que nous avons à enseigner soient le plus possible pensés dans la classe ?
    • PENSER LES EMPÊCHEMENTS A APPRENDRE
      Quels empêchements observons-nous dans nos classes ?
      Comment travailler sur les empêchements ?
    • PENSER LE GROUPE
      Quelles sont les façons de constituer une culture de groupe dans nos classes ?
      Comment aider l’élève à penser le groupe ?
    • SE PENSER SOI (COMME ETRE HUMAIN)
      C’est comment un enfant penseur ?
      Comment faire en sorte que l’élève ait un penser sur lui-même ?
    • NE PAS PENSER (Pour mieux penser ?)

     

    Puis nous avons imaginé ces dispositifs pédagogiques-là :

    Les dispositifs de la classe Freinet qui, en permettant l’expression, la création libre, le tâtonnement, le partage, l’aménagement coopératif de l’espace et du temps, favorisent un penser permanent sur les apprentissages (au sens large), sur soi et sur le groupe.

    Et pour aider à la prise de conscience de ces actes de penser, nous avons repéré des dispositifs complémentaires :

    Le retour réflexif sur ce qui se passe en classe (vous trouverez des débuts d'exemples en vidéos dans ma classe de CE1 à cette adresse-là : Le retour réflexif)

    • Pour penser les situations d’apprentissage :
      Permettre aux élèves et/ou à l’enseignant d’exprimer son ressenti à l’issue d’un moment de classe et de réfléchir brièvement ensemble au pourquoi / comment (en prenant en compte aussi les empêchements), pour le prolonger, si nécessaire, au Conseil.
      (élève) Qu’est-ce qui s’est passé pour moi ?
      (enseignant) J’ai observé que …
      (à la classe) Qu’en pensez-vo
      us ?
    • Pour penser les contenus d’apprentissage :
      Prendre un moment en fin de journée ou d’activité pour que les élèves identifient ce qu’ils ont appris et pourquoi.
      (élève) Avant, je ne savais pas que …/et : J’ai appris que…
      (élève) Je voudrais savoir pourquoi nous apprenons …
      (enseignant) A votre avis, pourquoi avons-nous travaillé s
      ur …
    • Pour se penser soi-même :
      Offrir la possibilité avec un outil simple et approprié pour chacun des élèves (éventail de pictogrammes, nuancier des sentiments) d’exprimer un sentiment personnel
      Fatigue, lassitude, énervement, impuissance, …
    • Pour penser le groupe :
      Même dispositif que pour les autres modalités, avec une focalisation sur les interactions.

    Des moments plus planifiés où l’on va penser ensemble :

    • les ateliers de philosophie et de psychologie (cf. travaux de Jacques Levine),
    • le conseil,
    • les empêchements clownesques (Les empêchements à apprendre),
    • jeux de rôles,
    • portrait chinois personnel ou du groupe,
    • bilan météo
    • la médiation culturelle (cf. travaux de Serge Boimare)

    NB : Penser se fait bien sûr aussi de façon non volontaire (pendant les activités de loisir et quotidiennes, ou de façon inconsciente, pendant le sommeil).

     

    Des prolongements évoqués

    • Chercher d’autres modalités pour faire penser qui ne soient pas verbales.
      Chacun selon ses penchants permet au groupe de les vivre pour ensuite les analyser.
      • Brain gym ;
      • Padovan ;
      • La méditation
      • Massage
      • Art du spectacle : mime ; marionnettes
    • Envisager un travail plus centré sur l’enseignant : penser sa classe, son travail, ses empêchements, sa personne.

     

    Daniel Gostain

     Début de bibliographie

    Jacques Lévine : « Anthropologie des savoirs scolaires »

    Serge Boimare : « Ces enfants empêchés de penser »

    André Tricot, sur les apprentissages naturels, adaptatifs.

    Olivier Houdé : http://olivier.houde.free.fr/

    Un article de Philippe Meirieu dans le Café pédagogique du 28/10/2015 : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/10/28102015Article635816158052873060.aspx

     

     


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