• Dans la classe, cette année nous avons plusieurs "grands" projets, parmi lesquels une journée à Collobrières (petite commune bien connue chez nous pour ses châtaignes).

    Cette semaine, nous commençons à y travailler "sérieusement" : nous nous sommes réparti les tâches : Qui cherche parmi ce qu'on aimerait y faire et y voir ce qui est possible d'y faire et quand ? Qui cherche le trajet et le moyen de transport approprié ?, etc.

    E. et N. sont allées chercher sur Internet s'il y avait un musée. Elles ont trouvé les coordonnées d'une châtaigneraie qui accueille les groupes. Elles les ont notées, puis ont préparé leurs questions. C'est elles qui vont téléphoner : elles s'organisent, E. qui est plus sûre d'elle va parler, et N. qui est plus timide va écrire les réponses sur la feuille qu'elles ont préparée. Elles ont même écrit le texte de ce qu'E. va dire, pour ne pas être prises au dépourvu.

    Le moment de l'appel arrive. Les autres enfants sont en créations mathématiques, on s'installe au fond de la classe, personne n'est dérangé. E. compose le numéro, on voit à son visage que ça sonne longtemps, elle attend patiemment, puis se met à parler : elle lit à toute vitesse son texte et donne le numéro de téléphone de l'école, dit au revoir et raccroche. Je lui demande (tout en étant sûre de la réponse) : "Tu es tombée sur le répondeur?" Elle me répond : "Oh la la, c'était trop impressionnant, mais non c'était le monsieur" (ah mince, ce n'était pas la réponse que j'imaginais!). Pas grave, c'était une grande première pour nous, un grand moment, on va rappeler, je parle d'abord pour présenter E. puis je lui  passe le responsable de la châtaigneraie, nous mettons le haut-parleur et N. note ce qu'il dit ("il parlait vite !"). Elles conviennent de rappeler quand la classe aura choisi le moment de la visite et qu'on aura une réponse pour le car. La sortie prend une autre dimension, la leur, la nôtre, et nous avons hâte de la finaliser !

    Nadège Pessognelli
    CE2-CM, école de Saint Clair, Le Lavandou


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  • Il y a un an, nous vous avons fait partager sur ce blog l'idée d'un nouveau temps de classe intitulé "Temps des penseurs".

    Temps des penseurs

    Depuis, nous nous sommes réunis à huit pour penser ce temps, lors de la Fédération de stages organisée par l'Icem-Pédagogie Freinet. Voilà le fruit très synthétisé de nos réflexions, et surtout des pistes d'expérimentation à conduire en classe.

     

    Nous avons réfléchi aux points suivants :

    • PENSER LES SITUATIONS D’APPRENTISSAGE QUE NOUS VIVONS
      Comment les vit-on en classe ? Pourquoi ce ressenti ?
    • PENSER LES CONTENUS D’APPRENTISSAGE : Quels sont les contenus fondamentaux ? Comment faire en sorte que les enfants portent un regard de penseur sur leurs savoirs ? Comment faire en sorte que les savoirs que nous avons à enseigner soient le plus possible pensés dans la classe ?
    • PENSER LES EMPÊCHEMENTS A APPRENDRE
      Quels empêchements observons-nous dans nos classes ?
      Comment travailler sur les empêchements ?
    • PENSER LE GROUPE
      Quelles sont les façons de constituer une culture de groupe dans nos classes ?
      Comment aider l’élève à penser le groupe ?
    • SE PENSER SOI (COMME ETRE HUMAIN)
      C’est comment un enfant penseur ?
      Comment faire en sorte que l’élève ait un penser sur lui-même ?
    • NE PAS PENSER (Pour mieux penser ?)

     

    Puis nous avons imaginé ces dispositifs pédagogiques-là :

    Les dispositifs de la classe Freinet qui, en permettant l’expression, la création libre, le tâtonnement, le partage, l’aménagement coopératif de l’espace et du temps, favorisent un penser permanent sur les apprentissages (au sens large), sur soi et sur le groupe.

    Et pour aider à la prise de conscience de ces actes de penser, nous avons repéré des dispositifs complémentaires :

    Le retour réflexif sur ce qui se passe en classe (vous trouverez des débuts d'exemples en vidéos dans ma classe de CE1 à cette adresse-là : Le retour réflexif)

    • Pour penser les situations d’apprentissage :
      Permettre aux élèves et/ou à l’enseignant d’exprimer son ressenti à l’issue d’un moment de classe et de réfléchir brièvement ensemble au pourquoi / comment (en prenant en compte aussi les empêchements), pour le prolonger, si nécessaire, au Conseil.
      (élève) Qu’est-ce qui s’est passé pour moi ?
      (enseignant) J’ai observé que …
      (à la classe) Qu’en pensez-vo
      us ?
    • Pour penser les contenus d’apprentissage :
      Prendre un moment en fin de journée ou d’activité pour que les élèves identifient ce qu’ils ont appris et pourquoi.
      (élève) Avant, je ne savais pas que …/et : J’ai appris que…
      (élève) Je voudrais savoir pourquoi nous apprenons …
      (enseignant) A votre avis, pourquoi avons-nous travaillé s
      ur …
    • Pour se penser soi-même :
      Offrir la possibilité avec un outil simple et approprié pour chacun des élèves (éventail de pictogrammes, nuancier des sentiments) d’exprimer un sentiment personnel
      Fatigue, lassitude, énervement, impuissance, …
    • Pour penser le groupe :
      Même dispositif que pour les autres modalités, avec une focalisation sur les interactions.

    Des moments plus planifiés où l’on va penser ensemble :

    • les ateliers de philosophie et de psychologie (cf. travaux de Jacques Levine),
    • le conseil,
    • les empêchements clownesques (Les empêchements à apprendre),
    • jeux de rôles,
    • portrait chinois personnel ou du groupe,
    • bilan météo
    • la médiation culturelle (cf. travaux de Serge Boimare)

    NB : Penser se fait bien sûr aussi de façon non volontaire (pendant les activités de loisir et quotidiennes, ou de façon inconsciente, pendant le sommeil).

     

    Des prolongements évoqués

    • Chercher d’autres modalités pour faire penser qui ne soient pas verbales.
      Chacun selon ses penchants permet au groupe de les vivre pour ensuite les analyser.
      • Brain gym ;
      • Padovan ;
      • La méditation
      • Massage
      • Art du spectacle : mime ; marionnettes
    • Envisager un travail plus centré sur l’enseignant : penser sa classe, son travail, ses empêchements, sa personne.

     

    Daniel Gostain

     Début de bibliographie

    Jacques Lévine : « Anthropologie des savoirs scolaires »

    Serge Boimare : « Ces enfants empêchés de penser »

    André Tricot, sur les apprentissages naturels, adaptatifs.

    Olivier Houdé : http://olivier.houde.free.fr/

    Un article de Philippe Meirieu dans le Café pédagogique du 28/10/2015 : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/10/28102015Article635816158052873060.aspx

     

     


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  • C’est la rentrée ! Je suis content de ma classe, bien entendu. Qui ne serait pas content de retrouver ses chères « têtes blondes » ? Trêve de plaisanterie. Une fois le stress de la rentrée passée, on commence à sentir l’ambiance de la classe. On découvre de nouvelles têtes que les collègues nous ont présentées avec leurs mots. A nous de nous faire notre opinion. Les premiers jours sont plutôt un long fleuve tranquille, mais chacun de nous sait bien que cette semaine de rentrée n’est pas la réalité.

    Bref, cela fait déjà quatre jours que nous sommes ensemble, et le temps de notre conseil hebdomadaire arrive. Nous sommes vendredi, c’est le jour.

    A 14h00 donc, tout le monde s’installe. Les anciens - j’ai gardé dix des élèves qui étaient en CM1 avec moi l’année dernière - aident les nouveaux (les onze CM1 et un CM2 qui arrive dans l’école) à déplacer les tables, les chaises, et à s’installer correctement afin que tout les membres du conseil puissent se faire face.

    Le conseil démarre avec la lecture de l’ordre du jour. Je préside la séance car personne n’a encore de métiers dans la classe.

    Très rapidement, je suis stupéfait. Stupéfait car mes « anciens » prennent la parole, débattent, expliquent, comme ils ne l’ont jamais fait l’année dernière, alors que les CM1 sont quasiment tous (sauf la petite I., mais qui a déjà participé à des conseils de délégués dans l’école) amorphes et silencieux. Pourtant ce conseil est pour eux.

    A., qui était pourtant réfractaire à l’échange entre pairs détaille avec précisions le fonctionnement des ceintures de comportement.

    1. et J. prennent un grand plaisir à expliquer toutes les décisions prises en conseil l’année dernière, du moins celles qui les ont le plus marqués : la possibilité d’apporter une bouteille d’eau en classe, la journée de travail individuel, le fonctionnement de l’ile déserte.
    2. exulte en expliquant comment la classe a décidé que pour le bien de tous, on ne pouvait pas prendre la fiche sur laquelle quelqu’un travaillait sans lui demander l’autorisation.

    Je suis subjugué par la capacité qu'ont les grands d'expliquer clairement le fonctionnement de la classe et je souris intérieurement quand je vois le plaisir qu’ils ont à sentir ce pouvoir qu’ils ont su appréhender et utiliser à bon escient. On explique aux CM1 comment ca marche, on détaille les métiers, on précise le fonctionnement de la classe… mais rien n’y fait.  Ils discutent, sont dissipés… ne sont pas intéressés apparemment. Tout ceci me révolte, ma « séance » est gâchée, tout ça pour ça…. Les CM2 s’interrogent aussi, ce n’est pas normal, leurs camarades ne sont pas intéressés par ce conseil, cette possibilité de prendre leur destin un main ?

    Et puis, une petite voix se réveille en moi. Le temps. Il leur faut du temps. Pourquoi les CM2, habitués à la pratique du conseil s’en emparent-ils si bien ? Est-ce la pratique quotidienne du « Quoi de neuf » ? Le choix de texte hebdomadaire, avec les questions et interrogations qu'il suscite ? Notre heure de conseil tous les vendredis et les débats et décisions qui s’ensuivent ? Il est sûr que pour ma part, le langage oral revêt une importance toute particulière et que je m’efforce de lui donner toute sa part dans la classe. Mais n’est-ce que la pratique de l’oral ? Je suis intiment persuadé que plus simplement, le fait de savoir que dans cette classe, dans ce lieu de vie, toutes les opinions, toutes les paroles ont le droit d’exister et sont jugées (à 99%) par le groupe car elles touchent la vie commune que nous menons durant toute une année scolaire est un facteur déterminant dans cette capacité de prendre la parole à bonne escient pour faire avancer l’ensemble. Un mélange de psychanalyse, de pratique du français ? Certes, mais également un partage de valeurs (celles de la République ?), et de principes que nous devons défendre et promouvoir. L’échange, le débat, la décision collective ! Faire entrer la vie dans la classe, laisser à chacun le droit de s’exprimer dans le respect de tous, pour le bien du groupe, pour que tout un chacun s’empare des outils et des institutions mis sa disposition, quelle belle aventure pour ces années à venir !

    Je suis dorénavant plus qu’impatient de me retrouver le vendredi 2 septembre pour voir comment les CM1 débattront, s'expliqueront et décideront, quand ils auront vécu une année dans cet espace que je partage avec eux.


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  • Lundi dernier, nous avons eu la désagréable surprise de trouver Calin, notre cochon d'Inde, mort dans sa cage au cours du week end. 

    L'an passé, nous avions Caramel, rapidement mort après quelques semaines chez nous (il était paralysé des pattes arrière). 

    Mais à chaque fois, quels enseignements ! 

    L'an passé, ils avaient voulu l'inhumer... forcément... Les enfants avaient fabriqué un petit cercueil de bois. Ils avaient lavé et peigné l'animal, lui avaient offert des dessins. Ils avaient également voulu lui rendre un hommage personnel. Caramel était alors placé dans la salle des ateliers, cercueil ouvert, et les enfants, à tour de rôle, allaient lui rendre hommage, individuellement. Puis ils allaient dans la cour en attendant que chacun lui adresse un dernier petit mot. C'était un moment très émouvant. Il y avait des pleurs, des larmes, des cris, comme on peut en voir lors des "vrais" enterrements. A l'école, ils apprenaient la douleur du deuil. 

    Puis nous avions mis en terre notre petit rongeur dans la forêt qui jouxte l'école et dans laquelle nous avons l'habitude de faire nos récréations régulièrement. Les enfants avaient choisi le plus vieux et le plus noueux olivier du bosquet pour enterrer l'animal. Sans doute symbole d'immortalité, de sagesse. Nous avions creusé la tombe et décoré les lieux. Lorsque les première fleurs printanières avaient pointé leurs pétales, les enfants en avaient fait des bouquets qu'ils déposaient sur la tombe. 

    Cette année, les enfants de la classe sont plus jeunes. J'ai moi-même confectionné le cercueil. Il y a eu les hommages individuels. nous avons eu quelques chants et prières. Mais il y avait plus de retenue, de pudeur. Suite aux attentats parisiens, certains ont voulu chanter la Marseillaise. Nous avons discuté autour de ça. Puis d'autres ont voulu mettre une croix; ce qui a également donné lieu a des explications. Pourquoi une croix pour un cochon d'Inde ? Pourquoi faut-il enterrer les morts ? Est-ce que tout les humains font ça ? Depuis quand ? Nous avons parlé de la nourriture parfois placée à côté des défunts pour qu'ils puissent se nourrir pendant le long voyage jusqu'à l'au-delà. D'ailleurs, qu'est-ce que l'au-delà ? Paradis / enfer, est-ce que ça existe ? Y a-t-il un paradis pour les animaux ? Sinon où vont-ils ? Dans le doute, ils ont mis du foin et quelques carottes dans le cercueil. 

    J'essaye de ne pas trop prendre la parole. Mais dans ce moment de philo non institutionnel, les enfants avaient besoin de réponses à leurs questions, de connaissances. Ils écoutaient mes explications avec intérêt. 

    Avoir un animal à l'école, c'est souvent difficile : changer la cage tous les deux jours, penser à lui porter des produits frais, à vérifier le niveau de graines, foin et eau avant le départ en week-end, trouver des parents pour le garder pendant les vacances (c'est pas toujours facile), ... . Mais d'autres moments sont tellement riches que j'hésite presque à en prendre un autre. 


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  • Nous sommes vendredi, ma copine J. du groupe Freinet parisien (l’Ipem) est de visite dans ma classe pour assister au conseil hebdomadaire, et moi… je suis un peu fiévreux, j’ai une otite, et surtout aucune envie de mener ce conseil pendant plus d’une heure. Mais une petite voix me dit également en moi, que finalement, l’expérience peut être intéressante car cet état induit de ma part une attitude calme et posée. Et puis, le conseil est attendu, inscrit à l’emploi du temps. Pas moyen d’y échapper.

     13h50, les devoirs sont notés, les élèves ont bruyamment déplacé les tables et se sont installés en position de conseil. Tout le monde a rejoint le cercle et se fait face.

     J’inscris l’ordre du jour au tableau :

    Ordre du jour

    1 – rappel des décisions prises

    2 – critiques

    3 – félicitations

    4 – propositions

    5 – passage des ceintures

    6 – Autres sujets

     Je déplace le code des sons. Nous sommes dorénavant en code blanc : « On ne se déplace pas, on garde le silence, on demande la parole au Président ».

     Je prononce les paroles rituelles qui démarrent le conseil : « Le conseil est ouvert, je serai le président. On ne se moque pas, on écoute celui qui parle, la parole sera donnée à celui qui aura le moins parlé. ». Puis je lis l’ordre du jour et le conseil démarre.

     Les décisions prises les deux semaines précédentes sont rappelées. Nous essayons ensemble de voir pourquoi certaines n’ont  pas abouti.

     C’est maintenant au tour des critiques d’être prises en charge par le conseil. Cette semaine, quatre critiques sont inscrites. Leur nombre a fortement diminué depuis le début de l’année où il fallait alors faire face à une quinzaine de critiques toutes les semaines. Les trois premières critiques sont rapidement lues puis abandonnées car les problèmes ont été réglés entre les élèves.

    Vient la dernière critique, formulée par K. ce jour à l’encontre de A..

    K. nous explique que A. la dérange durant le travail individuel, car voulant savoir ce qu’elle est en train de faire, il se permet, sans le lui demander, de prendre la fiche sur laquelle elle se concentre, ce qui la perturbe et lui fait perdre le fil de son travail.

    Le problème de K. bien compris, le conseil commence à émettre des propositions. Il se centre d’abord sur la réponse à apporter au problème de K . et de A. Oui, nous allons mettre à l’essai une règle qui précise qu’il faut demander avant de prendre la fiche d’un autre, c’est tellement évident.

    Mais soudain le conseil prend de la hauteur. Le problème c’est que K. est à une table, à côté de laquelle tous les enfants doivent passer pour venir me voir au bureau, ce qui crée une certaine agitation, pénalise les enfants de cette table et rend leur concentration plus difficile.

    Pour la première fois de l’année, le conseil prend possession de son outil et de son espace de travail.

    « Il faut déplacer la file d’attente pour ne pas gêner les élèves de la table 1 »

    « On peut remettre en place les passeports qu’on utilisait l’année dernière (merci le double-niveau et les élèves qui restent deux ans avec nous) »

    « Limitons le nombre d’élèves au bureau à trois, comme ça, cela fera moins de bruit ».

    Un débat d’une quinzaine de minutes a lieu. Dans le respect, on s’écoute, on analyse, on marque ses points de désaccord, on argumente. Je suis ravi. Je n’ai qu’à donner la parole.

    Au terme de cette discussion, le conseil vote. Ce n’est pas la proposition pour laquelle je vote qui est adoptée à l’essai pendant 15 jours (j’aurais préféré remettre en place les passeports), mais ce n’est vraiment pas grave. Nous limiterons pendant 15 jours le nombre d’élèves pouvant venir à mon bureau à trois. Et puis dans 15 jours, nous déciderons si cette proposition a répondu à nos attentes. Si besoin, nous en rediscuterons.

    De mon côté, je changerai le sens de la file d’élèves se rendant à mon bureau. Cette proposition m’a fait plaisir, car c’est une idée que j’avais en tête depuis une quinzaine de jours. Elle est venue du conseil, sans que je ne biaise à aucun moment les débats. Je suis ravi.

    Cerise sur le gâteau de cet instant de grâce. Nous lisons les propositions. L’une d’entre elle demande au conseil s’il serait d’accord pour qu’il y ait une journée entière de travail individuel qui soit organisée. Une journée donc à faire du français et des mathématiques. Reprise en main par le conseil de l’organisation du temps de travail. Je demande le vote du conseil…. A l’unanimité les enfants votent pour…. et crient leur joie… Je suis profondément ému. Ce vendredi, le conseil a réellement muri. Outil de régulation des conflits et de la vie de la classe, il est maintenant devenu une institution dans laquelle les enfants pourront organiser leur espace, leur outil de travail. J’attends avec impatience les prochains conseils !


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